Faire école
Profession enseignante, société et santé mentale

Livre numérique

Image de couverture (Faire école)

Sous-financement chronique de l’éducation, locaux vétustes, diminution des services spécialisés, augmentation de la charge de travail, précarisation des emplois…tout semble vouloir amener le personnel enseignant à l’épuisement professionnel, au burn-out. Pour plusieurs, le dilemme devient critique : il devient nécessaire de choisir entre 1) sacrifier sa santé mentale ou 2) changer de profession.

Les téméraires qui font le premier choix et qui tombent d’épuisement se font dire qu’il s’agit avant tout d’adapter leurs comportements, de prendre du temps pour respirer. Mais la solution repose-t-elle vraiment sur des stratégies de survie ?

Capucine Esther Beauchemin est le nom de plume d’une enseignante qui pratique à Montréal depuis une dizaine d’années Pour elle, le burn-out, loin d’être un problème d’adaptation de l’individu, est plutôt, dans bien des cas, le résultat logique d’une société axée sur la performance et fondée sur le mythe du self-made man, d’une société patriarcale où les principes d’efficacité et de prospérité économique prime sur la santé des personnes. Faire école est le récit d’une enseignante épuisée, mais aussi la dénonciation du discours néolibéral qui s’insinue à la fois dans la gestion nos écoles, dans nos approches thérapeutiques et dans nos mythes individuels et collectifs. Ainsi, sauver le personnel enseignant (et, plus largement, l’ensemble des travailleurs et travailleuses) ne passe pas seulement par la promesse d’investissements économiques, mais aussi par une inévitable refonte de nos récits et de notre rapport à l’autre.

Faire école se veut un essai aux formes hybrides, mêlant intime et statistiques, témoignages et analyses, poésies et éditoriaux.

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Crédits 2
Titre 3
Table des matières 7
Liste des sigles et des acronymes 9
Avant-propos 11
Persona 13
Montée de lait d’amande 15
Travail et société 21
Liste de tâches scolaires, semaine du 5 novembre 2018 23
Ben du chiffre 31
You better work biche 37
Portrait du précaire 39
Y l’ont-tu l’affaire, les Amaricains ? 47
Mistreated, misplaced, misunderstood 55
L’ethos du pathos 61
Enseigner efficacement 65
Blurred lines 71
Valeur[s] 75
Frustrations quotidiennes 89
We are never ever, ever getting back together 103
Santé mentale 105
Orage 107
Vaut ben mieux être riche et en santé que pauvre et malade 111
Stigma 117
Être et pas être 119
#napomo 127
La psychologie, objet social 133
Fitter, healthier and more productive 141
Tic tac, tic tac, tic tac, tic tic tic tac. 143
Espoir 149
Don’t be a drag, just be a queen 151
Connexions 155
C’est pas fini, c’est rien qu’un début 157
Annexe 159
Ben des définitions 161
Bibliographie 165
Remerciements 193