La distance habitée

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La distance habitée

Les collectivités marginalisées ressentent avec une acuité particulière le besoin de négocier les conditions de la mémoire culturelle dont elles sont porteuses et qu’elles donnent à entendre dans leurs discours. Dans ces cas-là, l’identité n’est plus stable, mais elle se déplace, migre vers d’autres codes. Ici, on parlera le corse, le galicien, le français ou le navajo ; là, on choisira de fusionner avec la culture dominante et l’exonomie sera de règle : on parlera le français, l’espagnol, l’anglais. Dans les sociétés minorisées, l’identité collective est liée à cette écologie de l’alternance et à ces rythmes particuliers de la présence et de l’absence. Est-ce une perte ? Oui, sans aucun doute. Une perte de la permanence surtout, une impression de disjonction. Mais cette perte ne doit pas occulter pour nous la merveilleuse complexité des stratégies d’ouverture et des accommodements qui caractérisent les marges fugaces de notre monde.

Table des matières

Table des matières
Première de couverture 1
Du même auteur 4
Page de titre 5
Dépôt légal - Catalogage 6
Dédicace 7
Remerciements 9
AVANT-PROPOS 11
APPROCHE DE L’ÉTRANGER 17
LES CULTURES DE L’ITINÉRANCE 27
L’INVENTION DE LA COMMUNAUTÉ 43
LA CONSCIENCE DIASPORALE 63
LA MIGRATION DANS LA LANGUE 91
SEPT FIGURES PARABOLIQUES DU RASSEMBLEMENT 113
LES MINORITÉS ET LES COMMUNAUTÉS VIRTUELLES 133
ALGUIEN QUE ANDA POR AHÍ 151
SCÉNOGRAPHIES DE L’ESPACE PUBLIC 163
L’ANTILLANITÉ DE L’ACADIE 179
LA CHATTE ET LA TOUPIE 193
LOLA LEMIRE TOSTEVIN ET LA TRANSGRESSION DE LA LANGUE 209
DANIEL POLIQUIN ET LA FILIATION AMBIGUË 223
L’ALBUM DE L’APPARTENANCE ET DE LA DÉSERTION 243
Table des matières 249
Dans la même collection 253
Achevé d’imprimer 256
Quatrième de couverture 258