La solitude des écoliers

Le roman se déploie à différentes époques et en différents lieux, et il entremêle d’une manière habile les destins de plusieurs personnages. Il s’ouvre en 1937 sur le viol et l’assassinat d’une adolescente dans une petite ville de la vallée de l’Outaouais. Une des journalistes qui couvrent l’événement, Connie Flood, retrouve à cette occasion le principal de l’école primaire de Jewel, en Saskatchewan, où elle a enseigné en 1929. Elle avait alors 18 ans et avait pris en charge un élève jugé demeuré, mais qui était, en fait, dyslexique. Cette année-là, le principal, un homme d’une sévérité excessive, avait joué un rôle obscur dans la tragédie qui avait emporté la sœur de cet élève.
L’histoire est racontée par la nièce de Connie qui cherche à élucider le passé de sa mère et se penche aussi sur celui de sa tante, qui exerce sur elle une grande fascination.