Des ravins au bout des lèvres

Dans ce recueil, Daniel H. Dugas se coltaille à un sujet passionnant, la mémoire et l’oubli, au moment où les notions de stockage et de pérennité de l’information se volatilisent dans le grand iNuage. Il met de l’avant un ambitieux projet de poésie, qui allie érudition, narration et automatismes.

Sont conviés à la rencontre les trous laissés béants alors que la maladie d’Alzheimer s’installe ; les insectes bibliophages qui menacent les fonds d’archives et donc les repères de l’humanité ; la notion de mémoire absolue et la création de mémoires artificielles. L’apparition de la photographie, technologie du souvenir, sert également de point d’appui au livre.

Le manuscrit est divisé en deux lieux. Le premier est dédié à Auguste Deter, la première patiente à avoir reçu un diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le second lieu, dédié à Melvil Dewey, comprend 10 textes construits selon la grille de la classification décimale qu’il a développée.